PARIS CAPITALE DU TEMPS ET DE L’ÉGO, LES ASSASSINS DE L’ACTE CRÉATEUR.

 

 

Je quitte enfin Paris, après y avoir passé deux semaines. J’y étais venu assez précipitamment pour mon rendez vous à l’ambassade des Etats Unis afin de valider ma carte verte gagnée à la loterie.

Je comptais bien ajouter au « Cœur de France en 80 jours » sa capitale mais non sans crainte de faire face à la folie de cette masse humaine cloisonnée dans la grisaille du bitume.

 

 

Techno Parade Paris République

 

Je me suis mise au rythme de la fourmilière, en enchainant rendez-vous sur rendez vous à courir partout sous un soleil éclatant. J’y ai même pris plaisir. Cette danse insensé m’aurait-elle manquée ? Rencontre après rencontre, amis, famille, inconnu, et connaissances, mon champ d’actions et de prise de décisions s’emballent, le temps me manque. Le temps, une notion que j’avais presque oublié vient me frapper au visage pour me ramener à la réalité des règles de notre société.

Mon enthousiasme s’estompe, comme les rayons du soleil parisien qui laissent place à la pluie. Jugements, critiques et déceptions me pénètrent comme des goutes qui cisaille en moi cette carcasse mouillée, cet être du passé dédaignant tous intérêts et passions. Ai-je seulement besoin de repos ? L’inertie rend cette froideur interne plus incisive. Je comprends mieux pourquoi cette capitale est en perpétuel mouvement.

 

Techno Parade Paris République.

Techno Parade Paris République

 

Et si c’était en faite tout le contraire ? Un trop plein de stimulations, d’envies, et d’attentes générées par l’influence des autres et de l’égo. Pris pas ce tourbillon glacial qui nous engouffre dans l’abime du temps, nous en oublions notre propre rythme, et notre propre acte créateur qui génèrent cette chaleur interne et donne sens à cette route naturelle qui toujours nous attend. Alors pourquoi se presser ?

 

Techno Parade Paris République

Jeune homme statue république avant chute mortelle

 

Comme ce jeune homme de la techno parade guidée par la foule en délire et par son ego assassin, je suis tombée une fois de plus dans le piège. Je ne prendrais que très peu de photos, une sorte de vengeance inconsciente, ne me sentant pas appréciée, existée dans le regard des autres trop occupés à regarder leurs pieds courir après le temps ; un suicide de l’acte créateur.

Quelques secondes avant de tenter d'escalader plus haut la statue de la république, face au soleil le jeune homme ouvre ses bras en grand pour sentir la chaleur le traverser et réchauffer son cœur. 

Mais quelle est cette froideur qui nous paralyse ou au contraire nous hâte à toujours vouloir aller plus haut, au risque d’en oublier notre rythme naturel, lui seul porteur de création ?

 

 


The Wander Woman

J'abandonne tout pour dessiner sur la carte de France, en 80 jours un coeur, au volant de mon van aménagé,
tout en photographiant et en partageant les histoires des gens que je rencontre.
Qui m'aime me suive!

 
 

PARTAGEZ!

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *